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Février - fait Rêver

8 Mars 2026, 13:29pm

Publié par Saint savinois

Mes superbes, que c'était beau.

 

En commençant l'écriture de cet article, me revient les images du coucher de soleil sur l'Océan Safipique, et dans le dos, la forêt qui arrive sur la plage et les perroquets passant en survol au dessus des cocotiers. Le temps de se retourner à nouveau face au soleil, et ce sont des pélicans, en mode Maverick, qui rasent l'horizon en mode patrouille.

 

Ce voyage aura été haut en couleurs, au sens propre comme au figuré. Voici une tentative de vous le partager. Spoiler Alert, la plume est finalement donnée à Madame.  Vous trouverez donc un carnet de voyage par jour, avec images et vidéos par ci par là !

 

Avant départ

 

L'excitation monte à quelques jours du départ. Il faut beau à chapeze, et les deux dingos, j'ai nommé Maman et Paulito ne trouvent rien de mieux que d'aller se rafraichir dans la piscine après une belle course de 7 km. Nous préparons les bagages et passons les derniers appels au BECQ pour se caler.

 

Aussi à noter l'anniversaire de notre belle Loulou en Voironnie

 

Vendredi, début des vacances scolaires, et le départ c'est le lendemain. Juste le temps de ranger les cartables et fermer les valises. Demain c'est le Jour J !

 

Février - fait Rêver
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Samedi 7 février - Jour 1 - Paris un départ qui déraille

 

Réveil très matinal, à 5h. Il fait encore nuit quand on quitte la maison. Tout le monde se lève plutôt bien, se prépare, mais l’ambiance n’est pas complètement détendue. Paul nous explique que son sac à dos est trop lourd. Il y a un peu de tension, ce n’est pas un départ dans une humeur parfaite, mais globalement, on quitte la maison sans drame.

 

 

À l’aéroport, Stéphane nous dépose avec Méline et les bagages pour que nous puissions les enregistrer pendant qu’il va garer la voiture au parking, avant de nous rejoindre. Le plan était de prendre le petit déjeuner au salon Air France. Mais là, première déception : ce n’est pas un véritable salon Air France, mais un salon mutualisé. Résultat, Stéphane peut entrer avec un seul invité.

 

 

On fait donc un choix très pragmatique : Paul. C’est lui qui mange le plus. Et il ne déçoit pas. Il ressort ravi, le ventre bien plein. Pendant ce temps, avec Méline, on s’occupe en jouant un peu. Stéphane finit par sortir avec des sacs remplis : pains au chocolat, crêpes au Nutella pour ma doune, de quoi largement compenser l’accès limité au salon. 

 

 

L’embarquement affiche déjà 20 minutes de retard à cause d’un petit souci technique. Rien d’alarmant sur le moment. Nous montons dans l’avion, mais une fois installés, un nouveau problème survient, cette fois au niveau de l’aération. Un service technique doit intervenir. Le temps passe, et l’inquiétude commence à monter : notre correspondance à Paris pour San José n’est que d’1h30.

 

 

Après quarante minutes supplémentaires, nous décollons enfin pour Paris avec une heure de retard. Nous expliquons la situation au steward, notre correspondance très courte, notre inquiétude. Il se veut rassurant : sur un long-courrier, ils parviennent souvent à rattraper un peu de retard, et il nous encourage à ne pas trop nous alarmer.

 

 

À l’arrivée à Paris, tout semble encore possible. Il reste quarante minutes avant le départ du vol, mais la porte ferme vingt minutes avant. Il nous reste donc vingt minutes pour changer de terminal et rejoindre la gate. Et là, tout s’accélère.

 

 

Nous courons, vraiment. Nous attrapons un dernier petit bus. Il nous reste sept minutes pour atteindre la porte d’embarquement. Pendant ce temps, les BECQS, déjà installés dans l’avion, nous appellent. Ils sont en lien direct avec le steward. Le message est clair : si nous sommes à la porte, ils laissent ouvert pour nous laisser monter. Si nous n’y sommes pas, ils ne pourront pas prolonger davantage. Ça sent le roussi.

 

 

Nous courons encore. À la sortie du bus, nous arrivons devant la porte. L’avion est là. La passerelle est en place. Tout est prêt. Mais la gate est fermée. Définitivement. Ils refusent de nous laisser embarquer.

 

 

Nous sommes une dizaine dans cette situation. Nous expliquons, insistons, montrons que l’avion est juste devant nous. Rien n’y fait. Pendant quinze minutes, je regarde notre avion par la vitre. Les BECQS tentent encore de négocier depuis l’intérieur, avec le steward, mais le commandant de bord refuse. Les procédures de sécurité sont enclenchées. Ils ne rouvriront pas. Tout s’est joué à quatre minutes.

 

 

Commence alors un long échange avec le service client d’Air France. Les vols sont complets, vacances scolaires obligent. On nous propose d’abord une solution deux jours plus tard, avec une escale au Mexique. Impossible pour nous. Après de longues discussions, ils acceptent finalement de nous changer de compagnie.

 

 

Nous partirons le lendemain depuis Madrid, avec Iberia : Paris–Madrid, puis Madrid–San José. En attendant, nous passerons la journée à Paris. Air France nous fournit des vouchers pour les repas du midi et du soir, ainsi qu’un hôtel à l’aéroport.

 

 

Après plusieurs heures de démarches, nous arrivons enfin à l’hôtel. L’après-midi est consacré à gérer les conséquences : décaler la voiture de location, annuler les chambres d’hôtel au Costa Rica, comprendre comment rejoindre les BECQS avec un jour de retard, eux ayant déjà commencé le circuit.

 

 

Vers 16h, nous décidons malgré tout de sortir un peu. Un Uber nous emmène dans Paris. Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Champs-Élysées. Une courte promenade, car les enfants sont vraiment fatigués.

 

 

Retour à l’hôtel pour le dîner. Un très bon repas au Marriott. Paul se régale avec des nems et des samosas, Méline choisit une pizza, et je me fais plaisir avec une soupe à l’oignon. Le ventre enfin plein, on souffle un peu.

 

Coucher vers 21h30. Le réveil sonnera à 4h demain pour enchaîner Paris–Madrid puis Madrid–San José.

 

 

Un début de voyage compliqué, mais une journée qui restera, quoi qu’il arrive, bien marquante.

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Dimanche 8 février – Jour 2 – Madrid puis San José – Le jour très long avant l’arrivée

 

Réveil à 4h30 du matin, dans notre confortable Courtyard by Sheraton (Merci le Statut Air France ! ) . Malgré l’heure indécente, les enfants se lèvent sans rechigner. Ils sont prêts en un rien de temps : de vrais baroudeurs. Il faut reprendre le petit train, le bus, toute la logistique pour rejoindre le bon terminal de l’aéroport et attraper notre premier vol pour Madrid.

 

À 5h30, on fait l’ouverture du salon Air France à Charles-de-Gaulle. Un vrai moment de bonheur. Petit-déjeuner royal, calme, fauteuils en cuir immenses. Les enfants en profitent à fond, jouent, se posent, savourent. Nous aussi. Une bulle hors du temps avant la reprise de l’aventure.

 

Puis vient l’embarquement pour Madrid. Et là… nouveau sketch.
L’embarquement commence, puis s’arrête net. Une heure d’attente pour un problème technique. On se regarde, un peu amusés, un peu fatalistes. L’impression très nette de revivre exactement la même histoire que la veille, avec cette peur diffuse de rater à nouveau la correspondance Madrid–San José.

 

La raison du retard nous fait presque rire : les pilotes sont coincés dans le cockpit. Impossible d’ouvrir la porte. Il faut faire venir des techniciens. Après une heure et quart, on embarque enfin sur le Paris–Madrid.

 

À Madrid, le transfert est long, très long. Trois heures prévues, mais une sensation d’urgence permanente. On court presque. Finalement, on arrive une dizaine de minutes avant l’embarquement du vol tant attendu pour San José. On souffle. Cette fois, c’est la bonne.

 

Le vol se passe très bien. Les enfants regardent des films, se lèvent, vivent leur meilleure vie d’avion. Étonnamment, le temps passe plutôt vite. On discute, on grignote du turrón au fond de l’appareil, je prends même un peu de temps pour moi. Je discute longuement avec une mamie qui voyage avec son amie. Elles sont toutes les deux veuves et veulent profiter de la vie. Elle a accompagné son mari pendant douze ans avec Alzheimer, une épreuve compliquée qui l’invite à me partager combien il faut profiter là, maintenant, tout de suite.

 

Et puis, enfin, l’atterrissage à San José, à 16h30 heure locale, soit 23h30 heure française.
La joie est là… mais on sait que la suite ne sera pas simple. On s’y est préparés mentalement.

 

Aux bagages, on attend. Longtemps. On sait déjà qu’au moins une valise n’a pas suivi : l’AirTag borne toujours à Paris. Il faut constater l’absence officielle, lancer une réclamation. S’ensuit un petit bras de fer entre Iberia et Air France, le vol étant Air France mais opéré dans le cadre d’un transfert Iberia. Fatigant, mais on gère.

 

Nouvelle étape : la location de voiture. Encore quelques galères, entre assurances et cautions. Rien d’insurmontable, mais chaque minute pèse un peu plus.

 

Et puis, la route .Cinq heures de trajet nous attendent, en pleine nuit pour nos corps : de 2h à 7h du matin heure française, direction Colibrí Rojo à Cahuita.

 

Le début est dur. Très dur. On alterne la conduite toutes les 45 minutes, puis toutes les 15 minutes sur la fin, les yeux qui floutent, la fatigue qui s’accumule. On sait que ce n’est pas idéal, mais l’envie d’arriver est plus forte. On redouble d’attention. Les enfants dorment à l’arrière. On tient.

 

Et puis, enfin… l’arrivée. Les BECQ (qui n'arrivaient pas à dormir nous sachant sur la route) nous sautent dans les bras. Nous sommes rincés ! Mais nous sommes prêts à commencer ces vacances !

 

On se couche. Le sommeil nous emporte avant même que nos têtes ne touchent vraiment l’oreiller.

 

Les vacances peuvent enfin commencer.

Février - fait Rêver
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Lundi 9 février – Jour 3 – Cahuita – Les vacances prennent enfin leur rythme

 

La nuit est courte. Les premiers réveils se font vers 4h du matin, alors qu’on s’est couchés aux alentours de minuit et demi, heure costaricienne. Rien d’étonnant avec le décalage horaire. On se rendort malgré tout, et on arrive à grappiller quelques heures de sommeil jusqu’à 7h30.

 

Au réveil, le contraste est saisissant. Un magnifique soleil, un ciel bleu éclatant, et ce sentiment très net : ça y est, les vacances commencent vraiment.

 

Dans la petite cuisine d’été, l’ambiance est déjà douce et chaleureuse. Les petits-déjeuners nous attendent. La maman de la jeune Française qui a repris le Colibrí Rojo — venue passer quelques mois au Costa Rica pour l’aider — est aux fourneaux. Elle nous prépare un petit-déjeuner incroyable : jus de fruits frais, confitures maison à l’ananas et aux fruits de la passion, pain perdu, thé aux fruits exotiques… Tout est généreux, coloré, délicieux.

 

On prend le temps. On savoure. On trinque au début des vacances.
 

 

L’atmosphère est simple, joyeuse, apaisante. Ça fait un bien fou.

Après le petit-déjeuner, on enfile les chaussures, on prend les voitures et on part direction Cahuita. Objectif numéro un : acheter les premières nécessités, puisqu’on n’a toujours pas nos valises. Pas de shorts, pas de maillots, pas de tongs. On est arrivés avec nos jeans et nos grosses chaussures d’hiver, celles qu’on portait en France à 6 degrés.

 

On fait donc une première virée shopping très pragmatique : chacun s’achète un maillot de bain, un short et des tongs. Puis on flâne un peu dans les rues. Et là, tout de suite, l’ambiance nous attrape. Musique dans les rues, accents de salsa, mer visible à chaque coin de rue, palmiers, cocotiers… C’est exactement l’image qu’on avait en tête.

 

On aperçoit aussi notre premier paresseux, accroché dans un arbre. Une énorme boule de poils gris suspendue on ne sait comment, profondément endormie. C’est à la fois absurde et fascinant. On est tous très amusés.

 

On envisage ensuite de faire le parc national de Cahuita, mais il est déjà un peu tard dans la matinée, et Régis a de la nourriture dans son sac. Les gardes nous expliquent que c’est risqué : les singes sentent tout, peuvent ouvrir les sacs et récupérer la nourriture. On préfère ne pas tenter le diable et on fait demi-tour.

 

Retour à l’hôtel pour un pique-nique. Les BECQS avaient tout prévu, fait des courses la veille pour qu’on puisse manger tranquillement. On se pose, on reprend des forces, puis on repart, cette fois pour de bon, vers le parc.

 

Le parc de Cahuita, c’est une magnifique balade entre jungle et bord de mer. Un sentier simple, accessible, mais incroyablement riche. On observe des oiseaux, des tortues, des singes, des ratons laveurs qui se promènent sur la plage et disparaissent dans les broussailles. On sait aussi que tout autour de nous, ça grouille. On entend des bruits étranges, parfois un peu inquiétants.

 

Les enfants, eux, ne réalisent pas vraiment. En tongs, ils demandent même s’ils peuvent marcher pieds nus. On leur explique calmement que non, ce n’est pas une bonne idée : sous chaque feuille peut se cacher un serpent ou une bestiole moins sympathique.

On avance, on observe, on prend des photos. Et très vite, on comprend la technique : dès que quelqu’un fixe un endroit avec insistance, c’est qu’il y a quelque chose à voir. Un paresseux perché sur une branche, de jeunes singes qui jouent et sautent d’arbre en arbre, ou des insectes étonnants. C’est une balade simple, mais vraiment chouette.

 

Le ciel se couvre peu à peu. Moins de bleu éclatant, mais ça n’enlève rien à l’observation. La mer, en revanche, est agitée. À chaque passage du sentier vers la plage, on la découvre déchaînée, avec de grosses vagues, presque en mode tempête. L’ambiance est particulière, puissante.

 

En fin d’après-midi, on fait quelques courses pour le repas du soir. La journée a été longue — levés très tôt — et ici, la nuit tombe vite. À 17h, il fait déjà sombre, la pluie s’intensifie. Pour nos corps, il est minuit. La fatigue se fait sentir.

 

On rentre, on commence à préparer à manger assez tôt.
Ce sera une soirée wraps, simple et conviviale.

 

Tout au long de la journée, et aussi le soir, il y a beaucoup de jeux de société. On découvre un nouveau jeu, Go Nuts, offert à Paul pour son anniversaire. On enchaîne aussi les parties de Uno. L’ambiance est détendue, joyeuse, très vacances.

 

Méline dessine au bar de la cuisine d’été pendant que la mamie prépare le repas. Nous, on cuisine dans l’autre petite cuisine. Les garçons jouent au baby-foot. On se sent un peu comme à la maison, mais sous les tropiques. C’est vraiment agréable.

 

La fatigue, pourtant, ne pardonne pas. On ne fera pas de vieux os ce soir. Vers 20h30, toutes les lumières s’éteignent, bercés par les bruits d’une pluie battante.

 

Une bonne nuit de sommeil nous attend.

Février - fait Rêver
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Mardi 10 février – Jour 4 – Puerto Viejo et Limón – Caraïbes sous la pluie, mais le cœur léger

 

Réveil échelonné pour tout le monde, entre 5h30 et 7h. Pour moi, ce sera un lever plus doux à 7h30, le temps de rejoindre les cuisines d’été où la mamie nous prépare, comme chaque matin, un petit-déjeuner absolument incroyable. Jus frais de pastèque et de fruits de la passion, omelette, gâteau maison nappé de confiture banane-mangue… Un festin. On mange comme si le soleil brillait déjà.

 

Sauf qu’en réalité, il pleut. Pas une petite pluie tropicale passagère. Non. Un véritable déluge qui ne nous quittera pas de la journée. On comprend vite que le snorkeling prévu dans les eaux turquoise des Caraïbes est compromis. La mer est grise, le ciel est lourd, et la météo annonce la même chose pour toute la journée.

 

Les enfants ne se laissent pas démonter : petite baignade dans la piscine sous la pluie pour certains, baby-foot pour d’autres. Et surtout, bonne nouvelle, la valise de Stéphane arrive enfin. Une victoire qui nous redonne un peu d’énergie.

 

Puisqu’il pleuvra quoi qu’il arrive, on décide de ne pas rester enfermés. On adapte le programme : cap vers le sud, direction Puerto Viejo. Les plages des Caraïbes sous la pluie battante, ce n’est pas l’image de carte postale qu’on espérait, mais on y va quand même.

 

L’ambiance est incroyable, même sous l’orage : un mélange de reggae et de salsa, des cabanitas rasta colorées, des planches de surf, des étals de fruits tropicaux. Et cette odeur très présente de cannabis qui flotte dans l’air. On imagine sans mal à quel point l’endroit doit être magique sous le soleil.

 

La mer est déchaînée. Des vagues énormes. Même les surfeurs semblent dépassés. Les plages au sud sont de sable clair, fin, mais brassé par les rouleaux puissants. On alterne petites haltes, capes de pluie, accalmies furtives. Impossible de faire de vraies visites : la pluie est trop forte.

 

On finit par se réfugier dans un petit restaurant repéré la veille : El Rincón del Amor. Pause salvatrice. Jus de mangue extraordinaires, plats typiques à base de riz, haricots rouges, sauce coco et poulet… Un mélange absolument délicieux. Et pour conclure, un cheesecake au fruit de la passion. Un vrai moment de réconfort.

 

L’après-midi, même stratégie : on remonte vers le nord, direction Limón, en longeant la côte. Les paysages changent : place aux plages de sable noir, presque volcanique. Toujours cette alternance fascinante entre mer agitée, bande de sable, puis immédiatement la forêt tropicale dense avant la route.

 

Et là, moment suspendu : un paresseux avec son bébé. On reste au moins une demi-heure à les observer. Il bouge, mais si lentement qu’il faut rester longtemps pour percevoir le mouvement. Le petit tente parfois de grimper seul sur une branche, pendant que la mère reste en dessous, comme un filet de sécurité. On apprend qu’ils sont solitaires, que les petits restent six mois avec leur mère avant de devenir indépendants et territoriaux. Ce simple moment sous la pluie vaut presque toute la journée.

 

On joue un peu sur la plage malgré l’eau, on prend des photos parce que c’est beau, vraiment beau, même sous un ciel gris. Mais on ne va pas se mentir : c’est frustrant.

 

Ma valise étant toujours portée disparue, on fait quelques courses pour acheter le strict minimum — savon, shampoing — histoire de sentir bon. Le voyage, c’est aussi ça.

 

Retour à la maison. Encore piscine sous la pluie pour les enfants. Jeux de société. On prépare des pâtes sauce tomate franchement immangeables — un échec culinaire total — mais on en rit quand même.

 

La soirée se termine avec un peu d’administratif : dossiers ouverts auprès d’Air France, démarches pour les bagages… Pas la partie la plus glamour du voyage, mais nécessaire.

 

On est tous épuisés. À 20h30, tout le monde dort déjà.

 

Malgré la pluie, malgré les valises perdues, malgré la météo pessimiste pour la semaine à venir, on essaie de garder le moral. Parce qu’on est ensemble. Parce qu’on a vu un bébé paresseux. Et parce que demain, réveil à 4h du matin pour une nouvelle aventure.

Février - fait Rêver
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Mercredi 11 février – Jour 5 – Sarapiquí puis La Fortuna – Le Sarapiquí en furie

 

Dernier réveil au Colibrí Rojo.
 

Toujours ces petits-déjeuners merveilleux, les confitures de fruits exotiques, le café chaud, la vue sur la végétation… et toujours cette pluie, fidèle au poste. Les jours humides s’enchaînent et finissent par se ressembler, mais on savoure quand même l’instant.

 

On boucle les valises sous un ciel gris et on prend la route vers Sarapiquí. Rendez-vous vers midi pour le rafting : repas d’abord, descente ensuite. La route est belle. Très belle. Entre El Colibrí Rojo et Sarapiquí, les paysages agricoles s’enchaînent : des champs d’ananas à perte de vue, des bananeraies, des manguiers. Ce qu’on mange le matin pousse là, devant nous. Ça donne une cohérence au voyage.

 

À Aguas Verdes, l’agence de rafting, on arrive sur une petite terrasse en bois, simple et parfaitement intégrée dans la nature. Derrière, le río Sarapiquí gronde — gonflé par les pluies des derniers jours. Le courant est rapide, les bouillons impressionnants. Le décor est presque irréel : fleurs rouges éclatantes, végétation dense… et un iguane monumental perché en haut d’un arbre, crête dressée comme un dragon. Il devait faire la taille d’un gros chien. Impressionnant.

 

On déjeune face au río : riz, haricots rouges, bananes plantain épicées, racines en dés, manioc frit. Simple, local, délicieux. L’excitation monte. Moi, j’ai une petite inquiétude pour ma doune. Depuis des semaines elle regarde des vidéos de rafting et rêve d’en faire, mais entre le rêve et la mousse blanche des rapides… il y a un pas.

 

On part en minibus avec Ronaldo, notre guide. Coup de chance : on n’est que tous les six dans le raft. Briefing sécurité, positions, consignes en cas de chute. Je vois ma choune se décomposer un peu. On lui explique que ce sont juste les règles. Puis on se lance.

 

Deux heures de pur bonheur.

 

Au début, ma doune reste au milieu contre son papa. Puis elle glisse un peu sur le côté. Puis elle prend une pagaie. Puis elle est à l’avant, en plein dans les vagues. Par moments, on ne la voyait même plus, engloutie par l’écume. Elle a surkiffé. Ronaldo lui a coincé deux morceaux d’ananas dans son casque, façon Mickey, juste au moment où le photographe prenait des clichés. Elle était fière comme tout.

 

On a vu des oiseaux magnifiques, un toucan, appris des choses au fil de l’eau. Pause ananas frais sur les berges. À la fin, on s’est laissés flotter accrochés au raft. Sensation de liberté totale. Ce moment-là était vraiment fort. Mémorable.

 

Cécile et Émeline n’ont pas pu le faire — blessure oblige — mais leur petit safari leur a aussi offert de belles observations. Et le timing météo a été parfait : lumière douce pendant la descente, puis pluie torrentielle juste après. Mouillés pour mouillés, on s’en fichait.

 

Ensuite, route vers La Fortuna sous des trombes d’eau. Et là, le contraste géographique saute aux yeux. On quitte l’ambiance Caraïbes de Cahuita — cocotiers, plages, horizon ouvert — pour entrer dans un univers plus volcanique, plus jungle, plus vallonné. La végétation devient encore plus dense, presque compacte. Les maisons semblent plus massives, ancrées dans la montagne.

 

Arrivée sous la pluie battante dans notre nouvelle maison. Elle est super : grande, quatre chambres, piscine. On va être bien ici. Mais l’humidité est partout. Rien ne sèche. Les serviettes restent trempées, les vêtements lourds d’eau. On est un peu fatigués, un peu saturés de pluie. Petite baisse de moral par moments. Mais la journée, elle, restera lumineuse.

 

On termine simplement : quelques courses, un truc rapide à manger, et au lit. Épuisés.

 

Malgré la météo, ce mercredi restera celui du Sarapiquí en furie et du casque Mickey dans les rapides. Une vraie journée d’aventure.

Février - fait Rêver
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D'autres photos des 3 jours à Cahuita.

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Jeudi 12 février – Jour 6 – La Fortuna – La jungle sous les trombes

 

 

 

Le réveil est toujours très matinal. Le décalage horaire ne s’est pas encore totalement digéré. Méline continue vaillamment ses réveils à 5h du matin, pendant que nous, on flotte encore quelque part entre deux fuseaux. Les nuits sont hachées, les matins un peu brumeux… pas seulement à cause de la météo.

 

Ce matin, j’étais pourtant pleine d’espoir. Après quatre jours, je m’imaginais enfin récupérer ma valise, retrouver des vêtements secs, propres, mes affaires à moi. Mais non. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Alors on repart avec le short qui a déjà bien vécu. On relativise. 

 

Au programme : petite randonnée vers le volcan Arenal pour observer une ancienne coulée de lave et, avec un peu de chance, apercevoir quelques animaux. Mais dès le réveil, la pluie est battante. Le ciel est gris, lourd, fermé. Les prévisions annoncent encore plusieurs jours — voire semaines — de météo compliquée. Le moral des troupes en prend un coup. Certains gardent la pêche, réussissent à relativiser. D’autres tirent un peu la tronche. On se motive quand même : on est là pour découvrir.

 

Au départ, il bruine à peine. La jungle est magnifique, dense, vibrante. Une vraie forêt tropicale, comme dans les films. On sait déjà que les animaux vont se cacher avec ce temps-là. Pas de paresseux au programme aujourd’hui. Mais on espère au moins voir le volcan et la coulée de lave.

 

Très vite, la pluie s’intensifie. Puis devient franchement tropicale. Certains enfilent leur cape. D’autres font le choix radical : torse nu pour garder un t-shirt sec pour après. De toute façon, on finit tous trempés de la tête aux pieds. Pas un centimètre carré épargné. Même l’intérieur des chaussures est détrempé. On avance dans une végétation si dense qu’on plaisante à moitié : on va finir par se prendre un serpent sur la tête. On se croirait dans Koh-Lanta.

 

On fait les boucles de randonnée, on se trompe de chemin, on s’enfonce un peu trop loin avant de comprendre qu’on n’est pas au bon endroit. Finalement, on atteint la fameuse coulée de lave. Brouillard total. Pluie battante. On ne voit presque rien. On n’en peut plus. Les enfants non plus. On prend quand même une photo, on sourit courageusement… et on repart.

 

On a froid. Le vent se lève. Trempés depuis des heures, on rêve juste de chaleur. On décide d’aller manger dans un soda, ces petits restaurants typiques du Costa Rica, simples et familiaux. On y sert notamment le casado, le plat traditionnel : du riz, des haricots rouges, une viande ou du poisson grillé, une petite salade, parfois des bananes plantain et une sauce maison. Un plat complet, simple, nourrissant. Exactement ce qu’il nous faut.

 

Sauf que le restaurant est ouvert sur l’extérieur. Courants d’air, humidité, pluie en rideau. On grelotte en mangeant. La pluie tombe à verse. Là, on comprend vraiment ce que signifie pluie tropicale. On pourrait presque supplier : « C’est bon, on a compris, vous pouvez fermer les robinets. » On rêvait de 30 degrés et piscine. On a 22 degrés, du vent, et rien qui sèche.

 

Après ce déjeuner tardif, vers 15h, on reprend la route. On se dit que la soirée va être longue. Il faut faire des courses — et faire des courses à huit, ça prend du temps. Ici, dix kilomètres, c’est trente minutes de route. Tout est plus lent.

 

Entre-temps, on a reçu un message de notre hôte Airbnb. Plus d’électricité dans la maison depuis le matin, un arbre est tombé sur les lignes électriques. Heureusement, on avait laissé le portail entrouvert pour que ma valise puisse être déposée derrière en cas de livraison. Sinon, portail électrique oblige, on n’aurait même pas pu entrer.

 

On arrive. Toujours pas de courant. Pas d’eau chaude. Rien. On attend sur la terrasse, trempés, frigorifiés, comme des naufragés modernes. Et quand enfin la lumière se rallume, on relativise d’un coup : finalement, quand il pleut mais qu’on est au sec avec une douche chaude, ce n’est pas si mal. Il y a pire. Bien pire.

 

On lance alors l’opération lessive avec les machines locales : remplir d’eau, laver, vider, reremplir, rincer, centrifuger, sécher… Tout se fait par étapes, manuellement. Il faut rester à côté, surveiller, enchaîner les cycles. On a vu que c’était le système ici, ces grosses machines en plusieurs compartiments. Chaque tournée prend presque une heure.

Finalement, on transforme la soirée en apéro dînatoire : crêpes, salade de fruits, petits jeux. On est épuisés. Pas vraiment regonflés par la météo. On commence à réfléchir sérieusement à adapter le planning, à chercher du soleil ailleurs, à bouger peut-être différemment. C’est la première fois qu’on vit un voyage où, après cinq jours, on n’a pas vraiment pu profiter. Entre la météo et les galères, c’est compliqué.

 

 

Mais parfois, c’est comme ça. Il faut l’accepter.
Espérons que demain sera meilleur.

Février - fait Rêver
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Vendredi 13 février – Jour 7 – La Fortuna – Pluie tropicale et rivière chaude

 

 

Ce matin, on s’est levés vers 7h — presque tard pour nous depuis le début du voyage. Cécile nous avait préparé une montagne de crêpes, alors on a pris un super petit-déjeuner tous ensemble pendant que la pluie tombait à verse. On en a un peu assez de cette météo, mais on commence à composer avec.

 

 

La matinée était dédiée au Rainforest Chocolate Tour, et c’était une très bonne surprise. Parapluies à la main, on a commencé par une balade dans les cacaoyers. Les fleurs poussent directement sur le tronc — un phénomène assez fascinant — et elles sont minuscules, fragiles, pollinisées par de tout petits insectes. Beaucoup tombent sans donner de fruit, mais quand la pollinisation fonctionne, elles deviennent des cabosses qui poussent elles aussi sur le tronc.

 

 

On a ouvert les cabosses nous-mêmes. À l’intérieur : les fèves entourées d’une pulpe blanche, sucrée. Le guide nous a expliqué les étapes : fermentation plusieurs jours pour développer les arômes, séchage, torréfaction, concassage pour retirer la coque, broyage pour obtenir la pâte de cacao, puis ajout de sucre pour fabriquer le chocolat. Les enfants ont tout manipulé. C’était ludique, concret, hyper vivant.

 

 

Et puis la dégustation créative sous un grand hangar en tôle, entourés de jungle et protégés de la pluie battante. Chacun composait son chocolat : épices, alcools, toppings. J’ai goûté une version tequila-cannelle-sel, d’autres ont tenté des mélanges improbables. Surprenant, parfois déroutant, mais vraiment une super expérience.

 

 

Quand on est sortis, il était déjà entre midi et 13h. On n’avait quasiment pas faim après toutes ces dégustations. Alors on a filé vers les bains chauds naturels de La Fortuna, le río Chollín.

On s’est garés sur le bas-côté, on s’est changés comme on a pu dans les voitures, puis on a marché sous une pluie froide. On grelottait un peu. Et puis on est entrés dans la rivière.

 

 

C’est une vraie rivière en pleine jungle, avec de gros rochers volcaniques noirs. À certains endroits, le courant est fort et on se fait un peu emporter. À d’autres, des sortes de petites marmites naturelles permettent de s’installer, de discuter, presque de somnoler. On avait la pluie froide sur le visage et l’eau chaude autour du corps. La végétation était immense, luxuriante. Même sous la pluie, on entendait les oiseaux, des bruits diffus dans la forêt. Mieux valait ne pas trop imaginer ce qui pouvait se cacher là-dedans.

 

 

Les gouttes tombaient de très haut, amplifiées par la canopée. C’était étrange et magique à la fois.

On a bien profité. Les enfants se sont éclatés.

 

 

Puis il a fallu ressortir. Refaire le chemin sous la pluie, se rhabiller en vitesse dans la rue, mettre le chauffage à fond dans les voitures. Il était déjà presque 16h et les enfants n’avaient toujours pas mangé. On cherchait des empanadas, on n’en a pas trouvé, mais on a déniché des petits pains fourrés à la viande qu’on a mangés tranquillement sur la terrasse de la maison.

 

 

La fin d’après-midi a été douce. Jeux en pagaille — Trio, Flip 7 — douches à tour de rôle, moments tranquilles. On a commencé à préparer le programme du lendemain et à rassembler un peu les valises : demain, on prend la route vers la côte Pacifique.

 

 

Émeline nous a fait une prière au soleil. On s’est tous tenus la main pour une petite incantation collective, parce que franchement, on en a assez de cette pluie. Heureusement qu’on est huit : il y a toujours quelqu’un pour relancer l’énergie quand le moral descend. Rien ne sèche ici. On passe tout au sèche-linge, même les serviettes.

Mais la maison est parfaite pour nous huit. On s’y sent bien.

 

 

On a terminé par une soirée wraps — tomate, avocat, thon, concombre — puis banane et ananas en dessert. On ne s’est pas couchés trop tard.

 

 

Finalement, malgré la pluie, c’était une belle journée. On commence à comprendre qu’ici, il faut apprendre à sublimer ce qui nous tombe dessus.

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Samedi 14 février – Jour 8 – Guanacaste, Playa Hermosa et Playas del Coco – Enfin le soleil

 

 

On s’est réveillés une dernière fois dans notre maison de La Fortuna… ou plutôt dans ce qu’il en restait. Au début, il n’y avait que les salles de bain qui fuyaient. Puis l’eau s’est mise à s’infiltrer sous les murs. Et ce matin-là, la chambre de Stéphane et Paul était carrément inondée. Il était temps de quitter le navire avant qu’il ne coule pour de bon.

 

 

Après un bon petit déjeuner, on ferme la porte sous une pluie toujours aussi torrentielle. On en a vraiment assez de cette météo. Tous nos espoirs sont désormais tournés vers la côte Pacifique. La veille, Émeline nous a fait faire une incantation collective au soleil. On veut y croire.

 

 

Sur la route, on s’arrête au Parque Nacional Volcán Tenorio, pour découvrir le fameux río Celeste. La marche dans la jungle est superbe, toujours aussi luxuriante, dense, vivante. On arrive au point emblématique, là où l’eau prend cette teinte bleu-vert irréelle, due à une réaction naturelle entre minéraux volcaniques. Avec la lumière un peu terne du jour, la magie est plus douce que sur les photos, mais le lieu reste magnifique.

 

 

On voit notre premier serpent : tout petit, parfaitement enroulé sur une large feuille. Évidemment, on se dit que s’il y en a un, il doit y en avoir partout. Sensation étrange, mélange d’excitation et de vigilance. Plus loin, alors qu’on repart vers la cascade, on aperçoit un deuxième serpent. Au début, on ne voit que sa tête, vert fluo, presque jaune. Puis on découvre le reste du corps : au moins 1,50 mètre. Là, on comprend que la forêt est vraiment habitée.

 

 

Devant la cascade, une file d’attente pour prendre la photo parfaite. On n’a pas la patience. Un petit coup de fatigue, un peu de ras-le-bol. On décide de quitter le parc. Et évidemment, la pluie recommence pile à ce moment-là.

Alors on prend la route vers la mer. Et très vite, tout change. La végétation se transforme. On quitte le vert intense et humide de La Fortuna pour des paysages plus secs, plus ouverts. Les températures montent à vue d’œil : 21-22 degrés au départ, 28-29 quelques kilomètres plus loin. On s’arrête acheter des empanadas et des fruits au bord de la route. Déjeuner improvisé dans la voiture, objectif : avancer vite vers le soleil.

 

 

Les enfants, eux, transforment la voiture en ring de boxe. Disputes, chamailleries, tensions. Les joies du voyage en tribu. Parfois ça use, même si on sait que ça fait partie du décor.

 

 

On descend vers la côte, gros bouchon à l’approche de la mer. Puis enfin… la première plage : Playa Hermosa, côté Guanacaste, près de Playas del Coco. Sable gris foncé, presque volcanique. Cocotiers. Soleil écrasant. 40 degrés. Et cette sensation incroyable de libération. On se jette à l’eau, on se gorge de chaleur. Des gens dansent la salsa sur la plage. Il n’y a pas trop de monde. L’ambiance est simple, joyeuse, vivante. On respire enfin.

 

 

Plus tard, on retrouve les BECQS à Playas del Coco. Là, changement d’ambiance : plus touristique, très américanisée, tout en dollars, bars lumineux, musique, petit paseo le long de la mer. On fait quelques courses pour le petit déjeuner du lendemain.

 

 

Et puis la découverte de notre nouvelle maison. Une villa magnifique. Propre. Spacieuse. Aucune fuite. Des salles de bain impeccables. Une piscine. Une grande terrasse abritée sous une pergola en bambou. Franchement, un petit coin de paradis. On aurait adoré y rester une semaine entière.

 

 

On est épuisés. Un petit jeu tranquille. Des pâtes à la sauce tomate. Et au lit tôt.

 

 

Mais cette fois, on s’endort avec la chaleur dans la peau et le moral qui remonte en même temps que la température. Comme si, ici, notre humeur suivait le thermomètre.

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Dimanche 15 février – Jour 9 – Ocotal, Penca et Playas del Coco – Soleil retrouvé sur le Pacifique

 

Ce matin, le réveil s’est fait naturellement, porté par la lumière franche du soleil qui entre sans filtre dans la villa. Pas de volets ici, alors vers 7h tout le monde était déjà debout. Petit-déjeuner tranquille sous la pergola, autour de la grande table, avec la piscine à côté et quelques ploufs pour commencer la journée. On avait une seule envie : profiter enfin du soleil après toute cette pluie et se gorger de chaleur.

 

 

Direction Playa Ocotal. Comme souvent, les fameux gardiens de parking en gilet fluorescent nous accueillent. Celui-ci était sympathique : il nous a montré trois iguanes incroyables perchés dans l’arbre sous lequel on venait de se garer. Un immense avec une crête de dragon, un autre plus sombre fondu dans les branches… On ne les aurait jamais vus seuls. C’est fou de se dire qu’on se gare simplement sous un arbre, et qu’au-dessus de nos têtes vivent des créatures presque préhistoriques.

 

 

La plage était splendide : sable noir, arbres pour l’ombre, ambiance paisible. On y a passé trois à quatre heures. Baignades, jeux de balle, promenade le long de la mer. L’eau était un peu étrange, remplie de petits filaments translucides noir et blanc qui picotaient légèrement. Rien de dramatique, juste une sensation un peu bizarre, qui n’a absolument pas empêché les enfants de se jeter à l’eau comme des fous. La végétation autour était étonnante : collines rocheuses, cactus énormes, atmosphère presque désertique par endroits. Et puis le petit vendeur ambulant et sa granita improbable — un mélange de glace râpée et de sirops douteux que Doudou s’est évidemment senti obligé d’essayer. Franchement immangeable… mais très drôle.

 

 

Retour à la villa pour une pause wraps, un peu de piscine et une respiration à l’ombre. Le soleil tape fort ici, et malgré la crème on commençait déjà à virer vanille-fraise.

 

 

En fin d’après-midi, on repart pour Playa Penca. La route sur les hauteurs était magnifique, avec des villas incroyables et des arbres remplis de singes. Une longue descente d’escaliers mène à une petite crique de sable clair. On était presque seuls. L’endroit était superbe, paisible, la lumière douce même si le soleil disparaissait derrière la montagne. Pas de grand coucher de soleil sur la mer, mais une chaleur parfaite, les enfants concentrés sur un immense château de sable, et cette sensation précieuse d’avoir le temps.

 

 

En remontant vers notre colline, le ciel nous a offert un spectacle incroyable : des roses, des oranges, des rouges profonds comme j’en vois rarement. Puis direction Playas del Coco pour dîner. Ambiance paseo, musique, vie locale. On s’est installés sur le muret pour manger des brochettes achetées à une mamita adorable. Elle tient son stand depuis 14 ans, vend entre 40 et 70 brochettes par jour, et espère que ses enfants — qui jouent derrière sur le terrain de basket — reprendront un jour l’affaire. On en a pris deux tournées. C’était simple, tendre, délicieux.

Retour à la villa pour une soirée jeux et pastèque fraîche. Petit frisson du soir : un scorpion dans la chambre d’Émeline, hurlements compris. Pas très rassurant, même si la maison est impeccable. On a commencé à ranger doucement : demain, on quitte cette magnifique villa.

 

 

Une journée pleine de soleil, de mer, de rires et de rencontres. Celle qui efface la semaine de pluie et qui recharge les corps et les cœurs. Et en plus, la météo annonce du beau temps pour la suite : on a même réservé les tyroliennes pour Monteverde. La route continue, et elle s’annonce lumineuse.

 

Février - fait Rêver
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Lundi 16 février – Jour 10 – Monteverde – De la côte à la montagne

 

 

Nous nous sommes réveillés dans notre somptueuse villa de Coco Bay, baignés par la lumière douce du matin. Les adultes ont ouvert les yeux les premiers. Après l’épisode du scorpion dans la chambre des enfants la veille, la nuit avait été un peu agitée, surtout pour Méline qui s’est réveillée plusieurs fois en murmurant qu’elle avait peur. Le matin, tout était calme, presque suspendu.

 

 

Petit-déjeuner tranquille, café savouré en silence, puis une dernière baignade pendant que la maison dormait encore. On aurait presque regretté de ne pas rester une nuit de plus. À 10h, la mamita venait récupérer les clés, alors on a profité jusqu’au dernier instant de cette villa incroyable. On en a vraiment savouré chaque minute.

 

 

Avant de quitter définitivement le coin, nous sommes retournés une dernière fois à Playas del Coco. À cette heure-là, la plage était presque vide, magnifique. J’ai fait un petit repérage pour voir si la baignade nécessitait des chaussures d’eau ou les masques-tubas. Elle était bonne, un peu trouble, mais sable fin… Rien d’inquiétant. Jusqu’à ce qu’on tombe sur une scène inattendue : une dame se débattait avec un bâton face à un serpent noir et jaune qui tentait de regagner la mer, repoussé sans cesse par les vagues. Un serpent marin venimeux — vision suffisamment impressionnante pour calmer net toute envie de baignade. Nous sommes donc restés sagement sur le sable, sous les palmiers, à profiter du soleil en regardant la mer d’un peu plus loin.

 

 

Puis nous avons pris la route vers Monteverde. Quatre bonnes heures de trajet. On a essayé de tenir le plus longtemps possible avant de s’arrêter, en négociant avec les enfants une pause Taco Bell — petit clin d’œil à la Floride et aux souvenirs d’autres voyages. Pause rapide, puis reprise de la route.

 

 

Le dernier tiers du trajet était splendide. Nous avons commencé à grimper dans la montagne. Au loin, les volcans se dessinaient, toujours coiffés d’un nuage accroché à leur sommet — on ne les aura jamais vus complètement dégagés, mais la silhouette dans la brume avait quelque chose de très beau. Puis la route s’est dégradée : nids-de-poule, portions non goudronnées, pierres, poussière. La voiture grinçait, vibrait, sautait. Autour de nous, la forêt bruissait. Les insectes et autres animaux qui nous entouraient stridulaient, les insectes faisaient ce vacarme tropical continu qui accompagne la jungle. Fenêtres ouvertes, toit ouvert, on sentait l’air devenir plus frais à mesure qu’on montait. La température chutait doucement, contrastant avec la chaleur humide de la côte.

 

 

Après plusieurs arrêts improvisés pour admirer les panoramas, nous sommes arrivés à Monteverde. Une ambiance de petite station de montagne, presque alpine par moments, mais version tropicale. Nous avons récupéré les clés de notre éco-lodge : un terrain en pleine nature, des petits chalets espacés, des champs de vaches autour, une sensation de bout du monde. On nous explique qu’on peut observer des toucans le matin depuis les grandes baies vitrées. On s’installe rapidement, on pose les sacs, et on repart aussitôt pour profiter de la fin de journée.

 

 

Direction le mirador de Monteverde pour le coucher du soleil. Il est à peine 17h30 et déjà le ciel s’embrase. Des dégradés d’orange, de rouge, une lumière presque irréelle. Le genre de coucher de soleil qui impose le silence quelques minutes.

 

 

Sur le chemin du retour, arrêt stratégique pour acheter un cheesecake. Ce qui deviendra l’épisode du cheesecake de Monteverde. Les enfants se disputent, les voix montent pour des histoires finalement assez insignifiantes, mais qui sur le moment prennent toute la place. On se souviendra de ce cheesecake à, ainsi que de la tarte ananas-coco achetée en même temps. À l’arrivée au lodge, chacun prend un peu d’espace pour faire redescendre la pression. Les tensions se calment, pour nous autour d’une petite soupe et d’œufs brouillés.

 

 

La fatigue est là. Une fatigue étrange, alors qu’on n’a rien fait d’extraordinaire. Mais l’air, la route, les émotions, les paysages… tout épuise un peu. On se couche assez tôt.

 

 

Encore une belle journée.
On est heureux d’être là. Heureux d’être en vacances.
Pas d’horaires, pas de contraintes, pas de rythme imposé.
Juste le temps qui s’étire et la sensation de respirer vraiment.

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Mardi 17 février – Jour 11 – Monteverde – Veaux, tyroliennes et Corazón

 

Ce matin-là, le réveil sonne tôt. En montagne, il fait frais et on serait bien restés un peu plus longtemps sous la couette, mais la motivation est là : nous sommes dans un éco-lodge à la ferme et nous avons réservé une activité un peu spéciale — nourrir les bébés veaux.

 

 

On descend donc à la ferme avec les enfants. Il y a une dizaine de petits veaux, âgés de quelques jours à quelques semaines. Chacun reçoit un énorme biberon, presque deux litres, avec une grosse tétine au bout. Les veaux se ruent dessus avec une énergie incroyable. Ils tirent sur la tétine comme s’ils voulaient l’arracher, et très vite, un mélange de lait et de bave nous coule sur les mains. Ce n’est pas forcément l’expérience la plus glamour du matin, mais les veaux sont tellement mignons que tout le monde rigole et profite du moment. C’est simple, un peu rustique, mais vraiment chouette.

 

 

Après ce petit moment à la ferme, on remonte au chalet pour le petit déjeuner. Le chalet est magnifique, baigné de lumière. Les grandes baies vitrées laissent entrer le soleil et la jungle autour, c’est un endroit vraiment impressionnant par sa luminosité et son calme.

 

 

À la ferme, Méline a fait une rencontre importante : un petit chat qui s’appelle Corazón. Évidemment, elle s’est attachée à lui immédiatement. Et comme souvent avec les chats qui sentent l’attention, il nous suit. On remonte donc tranquillement au chalet avec ce petit compagnon derrière nous. Très vite, Corazón s’installe avec nous sur les canapés chauffés par le soleil. On lui donne un peu de lait frais — probablement un peu trop — et il profite pleinement de sa nouvelle vie.

 

 

Mais aujourd’hui est surtout une grande journée d’aventure : celle des tyroliennes.

Cécile et Émeline ne peuvent pas les faire à cause de la blessure d’Émeline. Elles partent donc de leur côté pour une balade sur les ponts suspendus. De notre côté, on se prépare pour l’activité canopy.

 

 

Méline est un peu stressée au début. L’idée de se lancer toute seule dans le vide ne la rassure pas vraiment. Heureusement, l’organisation est hyper rodée, très à l’américaine : les guides nous accrochent, nous décrochent, nous expliquent tout, et gèrent parfaitement les départs. Les premières tyroliennes sont petites, parfaites pour prendre confiance. Et très vite, Méline oublie complètement sa peur.

 

 

Ensuite arrivent les grandes. Certaines font plus d’un kilomètre. On décolle, et pendant plusieurs minutes on a le temps de réaliser où on est : suspendus au-dessus de la jungle, en train de voler au-dessus d’un océan de verdure. C’est absolument incroyable.

 

 

On en fait certaines seuls, d’autres à deux. Parfois les pieds au-dessus des épaules de l’autre, parfois accrochés derrière comme un petit koala. Entre chaque tyrolienne, on marche dans la jungle pour rejoindre la suivante. On ne verra pas d’animaux — ça va assez vite et on est souvent très haut au-dessus de la forêt — mais l’expérience est incroyable.

 

 

Au final, c’est près de trois heures de pur plaisir, une des activités les plus marquantes du voyage.

 

 

En fin d’après-midi, on trouve un super petit restaurant à Monteverde, avec une vue magnifique sur les montagnes. On s’installe tranquillement et on savoure un casado absolument délicieux. Après l’adrénaline de la journée, ce moment calme fait un bien fou.

 

 

La journée se termine tranquillement au chalet. Soirée jeux, hot-dogs improvisés… et Corazón qui est toujours là, fidèle au poste, installé avec nous comme s’il faisait partie de la famille depuis toujours.

 

 

Une journée simple, intense et joyeuse — une de celles qu’on n’oubliera pas.

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Mercredi 18 février – Jour 12 – Uvita – La journée bien ficelée

 

On s’est réveillés dans notre super chalet, avec cette lumière douce du matin et l’envie d’en profiter encore un peu. On a réveillé les enfants tôt — beaucoup de route nous attendait et on voulait partir à 8h pour ne pas perdre la journée. Petit-déjeuner rapide, valises bouclées, derniers allers-retours entre les chambres et la voiture. On a pris le temps quand même de savourer une dernière baignade de soleil autour du chalet. Corazón n’était pas revenu ce matin-là, comme un petit au revoir discret.

 

À 8h30, on a pris la route, courageusement. Le début était magnifique : une route de montagne sublime qui descendait progressivement vers la mer. Au fur et à mesure que l’on perdait de l’altitude, la température montait. On a dû gagner presque dix degrés en moins d’une heure. L’air devenait plus lourd, plus tropical, presque collant.

Puis la galère a commencé. Bouchons, ralentissements, temps de trajet qui s’allongeait sous nos yeux. À midi et demi, on n’en pouvait plus… et il restait encore trois heures de route. On a tenu une heure de plus avant de décider d’abandonner l’idée d’avancer à tout prix. On s’est arrêtés un peu au hasard, attirés par des cocotiers et un bout d’océan aperçu entre les arbres.

 

 

Et là… coup de chance absolu.

Une plage de sable noir, bordée de cocotiers, sauvage, magnifique. Des iguanes partout — deux, trois, quatre autour de nous, presque familiers. L’eau était chaude, incroyablement chaude, autour de 32 degrés. De grosses vagues puissantes du Pacifique. Le soleil tapait fort. Après des heures enfermés dans la voiture à saturer, on s’est jetés à l’eau comme si on venait de retrouver la liberté.

 

 

On a décidé de prolonger la pause. On a mangé les hot-dogs de la veille, froids, mais dans un décor paradisiaque ça passait très bien. On a donné quelques morceaux aux iguanes, qui se sont approchés de plus en plus… alors on a arrêté. Il y avait aussi un énorme cochon noir qui rôdait un peu plus loin.

Et puis il y a eu le moment magique.
 

 

Un cri strident au-dessus de nous. Puis deux perroquets rouges, avec des éclats de bleu et de jaune, qui ont traversé le ciel. Puis trois. Puis cinq. Un véritable ballet. Ils criaient, tournaient, revenaient. On a essayé de filmer, de prendre des photos… rien ne rendait justice à ce qu’on voyait. Mais on s’en est mis plein les yeux. C’était brut, sauvage, magnifique.

Après le déjeuner improvisé, on a replongé dans les vagues une deuxième fois. Tant qu’à arriver tard, autant profiter pleinement. Cette pause nous a complètement remis d’aplomb. Elle a sauvé la journée.

 

 

On est repartis dans une toute autre humeur pour les deux dernières heures de route. Un arrêt courses pour anticiper les deux jours dans notre nouvelle villa, et finalement arrivée à Uvita vers 16h30.

 

 

Sans même poser les valises, direction Playa Hermosa d’Uvita. On voulait absolument profiter du beau temps et attraper le coucher de soleil. L’accès à la maison inquiétait un peu — route raide, trous, 4x4 obligatoire — mais on a choisi la plage.

 

 

Et on a bien fait. Un petit écrin de verdure, presque irréel. Une plage sublime, une végétation dense et exubérante derrière : palmiers, bananiers, hamacs suspendus, ambiance paisible. Des oiseaux partout. Un paresseux dans un arbre. Une baignade encore, douce cette fois. Puis le soleil qui descend lentement dans le Pacifique.

 

 

Après cette longue journée de route et de bouchons, on s’est enfin posés dans notre nouvelle villa, sur les hauteurs d’Uvita, avec piscine. Soirée wraps, simple et parfaite. On s’est couchés sans traîner : le lendemain, le parc national Marino Ballena nous attendait pour tenter d’apercevoir les baleines.

 

 

On était à la fois épuisés par la route… et tellement heureux d’avoir transformé une journée qui s’annonçait galère en un enchaînement de baignades incroyables, d’animaux sauvages et de couchers de soleil magiques.

Une journée sauvée. Et même bien plus que ça.

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Jeudi 19 février – Jour 13 – Uvita et Marino Ballena – Dauphins, déception et vagues infinies

 

 

Premier réveil dans notre maison à Uvita. On découvre enfin l’extérieur à la lumière du jour : une terrasse qui s’ouvre sur une jungle dense, verte, vivante. Petit déjeuner efficace — pas le temps de traîner, on a rendez-vous avec les baleines.

 

 

Direction le Parque Nacional Marino Ballena. On rejoint l’agence, on rencontre Amy, notre guide argentine au parcours improbable — ex-barber shop en Argentine, crise économique, nouvelle vie au Costa Rica. Elle adore la mer et ça se sent. Elle parle avec les enfants, mélange les langues sans complexe, promet qu’on a de grandes chances de voir baleines et dauphins.

 

 

On marche jusqu’à la grande plage. Au loin, on distingue la fameuse queue de baleine formée par le banc de sable — visible surtout du ciel, mais symboliquement forte. Puis commence la navigation, plein gaz au large… les yeux rivés sur la surface de l’eau, à chercher le souffle caractéristique ou l’arche sombre d’un dos qui fend la mer.

Le bateau change brusquement de cap. Excitation générale. Ce ne sont pas des baleines… mais un groupe de dauphins. On passe un long moment à les suivre : ils jouent avec l’étrave, surgissent, replongent, réapparaissent ailleurs. Un vrai jeu de cache-cache marin. C’est beau, fluide, vivant. Moins spectaculaire parce qu’on en a déjà vus, et surtout parce qu’on espère encore les baleines.

 

 

On poursuit au large, guettant le fameux pschitt du souffle. Rien. Alors le capitaine nous emmène vers une zone géologique spectaculaire : formations rocheuses issues des mouvements tectoniques, petite grotte creusée dans la falaise. On passe à l’intérieur. C’est sauvage, vert, brut. Ce pays a vraiment des décors incroyables.

Pause snorkeling. Saut obligatoire du bateau — même Méline y va sans hésiter. Les fonds ne sont pas extraordinaires mais jolis quand même : poissons perroquets, petits poissons rayés noir-blanc-jaune façon Nemo, nuées colorées, et ces petites formes violettes ondulantes fixées aux rochers. Les enfants adorent. Fruits frais à bord : ananas, pastèque.

Puis vient le moment où l’on comprend qu’on ne verra pas de baleines. Fin du tour. C’est la nature. Tous les autres groupes en ont vu les jours précédents. Frustration réelle. Petite déception qu’on essaie d’avaler avec philosophie.

On file ensuite vers une cascade réputée pour ses sauts. Mauvaise surprise : eau marron suite à des travaux en amont. Avec nos souvenirs récents de serpents, l’enthousiasme retombe vite. En contrebas, en revanche, une rivière forme de petites piscines naturelles. On traverse une immense bambouseraie — des bambous géants, peut-être huit mètres de haut, formant presque une arche au-dessus de la route. Décor magique. On se rince dans l’eau douce, on profite du calme.

 

 

Tout le monde a faim. Arrêt boulangerie express pour tenir le programme. Puis retour à Playa Hermosa d’Uvita, qu’on avait adorée la veille. Stéphane et Paul louent des planches de surf. Petite, grande, peu importe : ils passent sous les vagues, dessus, dedans, encore et encore. Méline est une machine, elle traverse les rouleaux sans jamais se lasser. Soleil, sable, océan pendant des heures. On reste jusqu’au coucher du soleil, encore flamboyant.

Retour maison à la nuit tombée. Pâtes, fruits frais, simplicité. Soirée jeux : un dernier Flip 7, un dernier Trio malgré la fatigue. On s’endort partagés entre la joie immense de la journée et ce petit pincement de ne pas avoir vu les baleines — un rêve qu’on gardera pour un prochain voyage.

 

 

Une journée intense, belle, vivante. Avec ses vagues, ses dauphins… et son absence de baleines.

Février - fait Rêver
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Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
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Février - fait Rêver
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Vendredi 20 février – Jour 14 – Uvita, Hacienda Barú, Playa Linda et Jacó – Jungle, Pacifique et premiers au revoir

 

 

Réveil à Uvita, dans notre villa sur la colline. On a laissé les enfants dormir un peu plus longtemps. Comme le parc de Manuel Antonio était complet, on a improvisé une nouvelle journée en remontant vers Jacó. Petit déjeuner tranquille, valises bouclées, et départ acrobatique de la maison — cette fameuse sortie où deux pneus ne touchent presque plus le sol… ambiance Costa Rica jusqu’au bout.

 

 

On prend la route vers la Reserva Natural Hacienda Barú. L’équipe n’est pas au top : Méline est fatiguée, Régis a un mal de ventre carabiné — probablement trop de soleil la veille. Mais on se motive. Et quelle bonne idée.

Deux heures de marche dans une jungle sublime : racines géantes en éventail, lianes, palmiers immenses, végétation dense et vivante. Et surtout… des animaux partout.

 

 

On croise d’abord un pécari à collier, ce petit sanglier tropical, puis un agouti, ce gros rongeur entre le rat et le cochon d’Inde. Des coatis — ce fameux animal au museau allongé et à la longue queue rayée — passent près de nous. Des papillons morpho bleus traversent la forêt comme des éclairs lumineux. Et puis le clou du spectacle : un véritable ballet de singes, bébés accrochés au dos, sauts de branche en branche, presque à portée de main. À chaque tournant, un nouveau visage de la forêt. Une super surprise.

 

 

On reprend la route pour aller déjeuner dans un petit soda authentique. Une mamita derrière les fourneaux, cuisine rustique, mais des casados, de la piña fraîche, des jus banane-fraise, et un riz au lait offert en dessert. Copieux, généreux, typique. J’aurais voulu accélérer — j’avais envie d’avoir les pieds dans le Pacifique — mais c’était un vrai moment de Costa Rica.

Direction Playa Linda (Matapalo).

 


Une plage splendide, cocotiers et végétation dense en arrière-plan. Eau à 31 degrés. Sur les kilomètres précédents, des panneaux Shark Warning nous avaient un peu refroidis… On s’est demandé si c’était raisonnable. Mais la mer était trop belle, le soleil radieux. On a plongé quand même. Moment suspendu.

 

 

Il restait encore près de deux heures jusqu’à Jacó. On reprend la route et on s’arrête une dernière fois à Playa Esterillos, au sud de Jacó, pour la descente et le coucher de soleil.

 

 

Parking juste devant la plage. Personne. Végétation luxuriante derrière nous. Coucher de soleil à couper le souffle.
Régis ne se baigne pas — crampes au ventre, épuisé. Mais Méline et les garçons se jettent dans les vagues. On reste jusqu’à la nuit tombante. Le ciel devient orange, puis rose, puis violet. Dernier grand spectacle du Pacifique.

 

 

On arrive enfin à Jacó. Dernier Maxi Pali pour acheter du thé, du café souvenir. On vide les valises, on redispatch tout pour le lendemain, on réfléchit au rétroplanning du grand retour. On mange nos derniers wraps costa-ricains — avocat, tomate, thon, concombre et fruits exotiques — ceux qui nous auront suivis tout le séjour.

Les enfants sont excités. On se couche tard, trop tard pour un lendemain de long voyage.

Un petit goût de nostalgie flotte déjà.

 


Ces vacances n’auront pas été parfaites sur tout, mais elles auront été magnifiques. Une parenthèse lumineuse de février. Une mer à 30 degrés. Des couchers de soleil flamboyants. Des singes dans les arbres. Des souvenirs plein la tête avec les enfants.

 

 

Demain, le grand voyage.
Ciao la belle parenthèse.

Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver

 

Samedi 21 février – Jour 15 – Jacó, San José puis retour – Derniers instants sous le soleil

 

Dernier réveil au Costa Rica.
On ouvre les yeux dans notre petit appartement de Jacó, arrivés tard la veille, sans avoir eu le temps de voir la ville. Juste à côté de la plage… et pourtant, ce matin, ce sera déjà le départ.

 

 

On plie les valises tranquillement. Les enfants filent faire un dernier plouf dans la piscine. Il est à peine le matin et déjà 32 degrés. Grand soleil, eau parfaite. L’ambiance est douce, presque suspendue. On a ce petit pincement au cœur en se disant qu’on aurait aimé faire un tour à Jacó, marcher sur la plage une dernière fois. Mais la réalité costaricienne, c’est la circulation. Et avec un vol à 17h, on décide d’être raisonnables : on part avec une bonne marge.

Finalement, la route jusqu’à San José se passe plutôt bien. Deux petites heures seulement. On n’aura pas besoin de toute la marge prévue, mais au moins on voyage sereins.

 

 

Avant de rendre la voiture, on s’offre un dernier Taco Bell. Quesadillas, burritos… et pour ma doune, fidèle à elle-même, le petit sandwich fromage-frites. Ce n’est pas très local, mais ça sent la fin de voyage, les souvenirs de Floride et les repas un peu faciles qu’on partage en famille.

 

 

Après le déjeuner, on rend la voiture. On tente un dernier échange sur l’histoire d’assurance. Rien à faire. Porte fermée. On verra plus tard si on fait un recours ou pas. Ce n’est pas ce qui comptera quand on repensera à ces vacances, même si sur le moment, ça agace un peu.

 

 

La navette nous dépose à l’aéroport. Et là, étonnamment, le temps d’attente devient un joli moment. On flâne dans les boutiques. On boit un dernier café du Costa Rica. On grignote des chocolats à la goyave, au café… ma doune remplit carrément un gobelet entier. On s’installe sur la moquette du grand hall, on joue, on rigole. Au fond, un immense gecko coloré semble nous faire un clin d’œil d’au revoir. Un dernier symbole tropical avant de rentrer.

 

 

On décolle avec une heure de retard. Petite inquiétude pour la correspondance à Paris… mais tout s’enchaîne finalement sans encombre. On atterrit vers 16h, heure française. À 17h, on est à la maison.

Douche. Valises posées. Et tout le monde file au lit pour une nuit qui promet d’être longue et réparatrice après celle, forcément chaotique, dans l’avion.

 

 

Lundi matin, ce sera sur les chapeaux de roue. Les enfants seront sûrement un peu décalqués. Mais dans les têtes et dans les cœurs, il restera quelque chose de fort :
des paysages immenses, des plages sauvages, des singes au bord des routes, des tyroliennes au-dessus de la jungle, des sodas simples et délicieux, des éclats de rire, et cette sensation d’avoir été une sacrée équipe.

 

 

Un très beau voyage.
Des souvenirs pour longtemps.
Et déjà, peut-être, l’envie de repartir.

 

Février - fait Rêver
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Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver
Février - fait Rêver

 

Ainsi se conclut février. A 8000 km de la France, entre deux océans et une nature luxuriante.

 

Il est maintenant temps de rentrer, la reprise de l'école c'est dans quelques heures. On aura tout donné !

 

Voici une petite vidéo pour ceux qui sont arrivés jusqu'ici ! Rendez vous dans un mois. Place au travail et aussi à l'organisation des prochaines joies ! 

 

A bientôt, ici mais plus là-bas...

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P
Un très beau et très sensible carnet de voyage...<br /> Merci !
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