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MAROC 2025

3 Novembre 2025, 19:38pm

Publié par Saint savinois

 

Voici le retour en image de notre voyage au Maroc. Une dinguerie ce voyage.

Vous trouverez 1 section par jour et les photos qui vont avec en dessous. Attention sur les ordinateurs les photos défilent de droite à gauche et sur les téléphones elle sont en enfilades verticalement.

 

Résumé du Road trip

 

Ici le résumé de notre semaine Marocaine, avec le détail de notre carnet de voyate au jour le jour en dessous. Vous pouvez cliquer sur chaque jour et aller directement à la section pour le résumé du jour avec photos. ou parcourir d'une traite. 

 

·  Jour 1 — 23/10 — Marrakech → Aït Ben Haddou : Départ surprise à l’aube, premiers thés à Aït Ourir, montée par le Tizi n’Tichka, géodes échangées contre des stylos et coucher de soleil magique sur Aït Ben Haddou.

·  Jour 2 — 24/10 — Aït Ben Haddou → Gorges du Dadès : Kasbah Amridil et palmeraie de Skoura, route des couleurs vers les gorges, lacets du Dadès et dîner aux petits soins dans notre hôtel d’Aït Sedrat.

·  Jour 3 — 25/10 — Dadès → Merzouga (Erg Chebbi) : Fausse route panoramique jusqu’à Msemrir puis sprint vers le désert, caravane de dromadaires au coucher du soleil et soirée au camp sous les étoiles.

·  Jour 4 — 26/10 — Merzouga → N’Kob : Lever de soleil glacé sur les dunes, route hypnotique via Alnif/Tazarine, découverte de la palmeraie et des kasbahs de N’Kob au soleil couchant.

·  Jour 5 — 27/10 — N’Kob → Ouarzazate : Halte à Agdz (marché, dattes, symbole berbère), balade à la Kasbah Taourirt puis flânerie sur l’avenue Mohamed V et place Al‑Mouahidine.

·  Jour 6 — 28/10 — Ouarzazate → Marrakech : Dernier passage au Tizi n’Tichka (cadeau de pierre rose), galère d’adresse du (faux) Airbnb, puis soirée Jemaa el‑Fna et souks jusqu’à la nuit.

·  Jour 7 — 29/10 — Marrakech (Guéliz + Médina) : Cyber Parc et explications sur les khettaras, souks et Palais Bahia, apothéose en calèche avec Méline aux rênes.

·  Jour 8 — 30/10 — Palmeraie → Marrakech → France : Matin chats & piscine, ultime couscous chez Oscar Progrès et sprint final pour la navette après l’atterrissage (23h25 → 23h45).

 

Jour 1 – 23 octobre - Mercredi 23 octobre : Le grand départ surprise vers le Maroc

 

4h50. Le réveil sonne dans le noir complet. On se lève à tâtons, un mélange d’excitation et d’incrédulité. Les enfants, eux, dorment profondément — sans se douter une seconde qu’on s’apprête à traverser la Méditerranée. Quand on les réveille, Paul grogne, ronchon : « J’suis fatigué… » — mais il suffit d’une phrase : « Paul, fais-nous confiance, lève-toi et habille toi. On a sept minutes pour se préparer. » Et là, le petit sourire malicieux apparaît. Méline, les yeux encore collés, comprend elle aussi qu’il se passe quelque chose. Les questions fusent : « On va au bowling ? », « On part à Cap Fun ? », « C’est où ? » À 5h du matin, on rit : « Non, pas vraiment le moment pour un bowling… »

 

Dans la nuit noire, on charge la voiture, direction un vieux parking de Grenay, un peu miteux mais pratique. Une navette nous dépose à l’aéroport — le vrai point de départ de l’aventure. Le vol se passe tranquillement. Les enfants s’assoupissent un peu, bercés par le ronron de l’avion. Et puis… le Maroc ! Le soleil, la chaleur sèche, les couleurs déjà différentes. Chez Sixt, on récupère notre petite Kia Sportage, déjà un peu éraflée — parfait, on ne risquera pas de l’abîmer davantage !

 

Sortir de Marrakech, c’est… un vrai rodéo. Stéphane reste concentré : circulation dense, klaxons, scooters dans tous les sens. Mais très vite, la route s’ouvre. Les paysages s’étirent, et la magie commence. Sur les bas-côtés, des petits boui-bouis avec leurs tagines fumants. Impossible de résister : on s’arrête dans un village appelé Aït Ourir. Sous un arbre, sur une table en plastique couverte d’une toile cirée, on goûte nos premiers thés à la menthe, une tagine fondante, et surtout ces fameuses crêpes marocaines, les msemmens, chaudes, moelleuses, dégoulinantes de beurre et parfois farcies à la Vache qui rit. Le bonheur simple. C’est notre vraie entrée dans le Maroc.

 

On reprend la route vers les montagnes de l’Atlas. Les paysages changent à vue d’œil : les verts s’estompent, la terre devient ocre, les reliefs se découpent à mesure qu’on grimpe. Le col du Tizi n’Tichka se dévoile enfin : une succession de virages, de panoramas à couper le souffle… et des dizaines de petits stands bordant la route. Les enfants repèrent tout de suite les géodes — ces pierres fendues en deux, révélant des cristaux colorés à l’intérieur. On s’arrête chez un vieux monsieur, sourire édenter et chèche sur la tête, qui nous propose d’échanger des stylos et quelques dirhams contre des pierres. Marché conclu : Méline et Paul repartent chacun avec leur trésor, des éclats d’or et de rouge dans les yeux.

 

On redescend ensuite vers Aït Ben Haddou, en traversant des paysages de plus en plus arides. Les montagnes ocre, les oueds asséchés, les villages en pisé qui se fondent dans la terre. Juste avant d’arriver, deux chameaux paissent tranquillement au bord de la route — une image presque irréelle, comme un clin d’œil de bienvenue. Notre hôtel est splendide : une grande chambre à la marocaine, avec vue sur la palmeraie et les reliefs dorés du désert. La piscine nous tend les bras : baignade, sieste, détente…

 

En fin d’après-midi, juste avant le coucher du soleil, on repart découvrir le village d’Aït Ben Haddou, perché sur sa colline ocre. C’est un décor de cinéma — littéralement — mais aussi un site classé à l’UNESCO. On grimpe les ruelles de terre, on traverse les échoppes remplies de tapis et de poteries, on s’imprègne de l’ambiance douce du soir. Tout en haut, la vue à 360° sur le désert, les villages, les oueds, et le soleil couchant qui embrase les pierres. Les enfants s’amusent à empiler des cailloux pour faire des cairns, pendant qu’on reste silencieux, juste à admirer.

 

On redescend tranquillement et on trouve un petit restaurant avec « terrasse panoramique » — promesse tenue. On est seuls, le vent tiède, les lanternes, les senteurs d’épices. Soupe marocaine, tagine, pain chaud : simple, parfait. Et cette fois, plus personne ne résiste à la fatigue. On rentre à l’hôtel, repus, heureux, et on s’endort en se disant que le Maroc nous a déjà conquis dès le premier jour. 🌙

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Jour 2 – Vendredi 24 octobre – D’Aït Ben Haddou aux gorges du Dadès

 

Ce matin-là, nous nous sommes réveillés dans notre hôtel tout près d’Aït Ben Haddou, ce village spectaculaire dont les kasbahs s’emboîtent dans la montagne comme un décor de film. Au lever du jour, la lumière ocre dore les murs, et depuis notre chambre, la vue sur le désert à couper le souffle.

 

On a ouvert les rideaux, et là, le silence du matin, le ciel immense, deux chameaux au loin, et cette sensation d’être seuls au monde. Le petit déjeuner, servi dehors face au désert, restera sans doute l’un des plus beaux jamais faits : Du thé brûlant, des msemens, toutes chaudes, roulées avec de la Vache qui rit fondante à l’intérieur. Un vrai délice.

 

Après ce moment suspendu, nous avons repris la route vers Skoura, direction la Kasbah Amridil. C’est un endroit chargé d’histoire, magnifiquement restauré, avec ses tours en pisé et ses détails architecturaux typiques. Derrière la kasbah s’étend la palmeraie de Skoura, que nous avons explorée à pied. Nous nous attendions à un oasis dense, verdoyant et ombragé, mais en réalité les palmiers sont assez espacés. La terre craque parfois sous le soleil, surtout là où les anciens canaux d’irrigation ne fonctionnent plus.

 

Mais dans les zones encore irriguées, la vie persiste : petits jardins, dattiers, grenadiers… On a goûté une grenade fraîchement cueillie, et les enfants ont escaladé les ruines de vieilles kasbahs de terre. Il faisait très chaud, mais c’était une belle balade, un moment paisible et authentique.

 

Nous avons ensuite repris la route vers Kelaat M’Gouna, la ville des roses, où nous avons déjeuné dans une adresse conseillée par le Routard. Malheureusement, le repas n’a pas été à la hauteur des paysages : plats sans grand intérêt, accueil un peu froid… Ce n’est pas grave : on ne s’était pas arrêtés pour ça.

 

L’après-midi, la route a pris un tournant spectaculaire. Nous avons commencé à entrer dans les gorges du Dadès. Les paysages se sont transformés à chaque virage : montagnes rouges, ocres, jaunes, puis de nouveau rouges flamboyants. Ces contrastes, cette lumière changeante… C’est sans doute ce que j’ai préféré du sud marocain.

 

On s’est arrêtés d’abord à Aït Youl, un petit village magnifique entièrement rouge, puis un peu plus loin à Aït Sedrat Jbel El Soufla, où se dressent de grands pitons rocheux impressionnants. Le site est splendide, presque irréel — la géologie ici est une œuvre d’art à ciel ouvert.

 

En fin de journée, nous avons atteint notre hôtel, situé lui aussi à Aït Sedrat, au cœur des gorges. Un lieu vraiment exceptionnel : chaleureux, accueillant, avec un hôte adorable qui a immédiatement mis les enfants à l’aise, leur a fait des câlins et nous a proposé de revenir dîner sur place en nous promettant un “repas exceptionnel”.

 

Après un petit bain dans la somptueuse piscine fraîche, on a repris la voiture pour faire les célèbres lacets du Dadès, cette route en serpent qui grimpe le long des falaises. On s’est arrêtés au point de vue panoramique, les enfants un peu fatigués mais émerveillés par la vue. Puis on est rentrés à l’hôtel, convaincus par notre hôte, et on a bien fait.

 

Le dîner a été excellent : Une entrée, une soupe et des espèces de petits nems, un poulet en sauce délicatement parfumée,  des petits légumes, et en dessert, une crème aux épices sauce au caramel . C’était fin, savoureux, plein d’attention. L’ambiance était douce : un petit groupe de musique locale jouait pendant le repas, et on a partagé un moment de vraie convivialité.

 

On a sorti notre jeu des 7 familles, et hasard amusant, la famille française à la table voisine avait exactement le même ! Du coup, on entendait à droite et à gauche : “Dans la famille momie… dans la famille licorne…” — un joli écho qui nous a bien fait rire.

 

Après ce bon moment, on est montés se coucher dans notre grande chambre, encore baignés de musique et de chaleur humaine. Une journée intense, belle et douce, pleine de découvertes et de rencontres, qui s’est terminée dans la sérénité des montagnes du Dadès.

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Jour 3 – Samedi 25 octobre – Des montagnes du Dadès aux dunes de Merzouga

 

Ce matin-là, nous avons quitté notre hôtel des gorges du Dadès. On pensait filer vers le désert… mais on s’est rendu compte un peu plus tard qu’on était partis dans la mauvaise direction ! On a roulé pendant presque une heure et demie jusqu’à Msemrir, à travers des paysages absolument somptueux.

 

Les montagnes affichaient leurs strates comme un immense gâteau de roches ocre, rouges et grises. C’était spectaculaire : on voyait toutes les couches, les plis, les déformations du temps. À certains endroits, les gorges formaient comme des fers à cheval, un peu à la manière du Horseshoe Bend aux États-Unis. On s’est arrêtés plusieurs fois pour faire des photos — impossible de ne pas s’émerveiller.

 

Je crois qu’à ce stade, on n’était déjà plus vraiment dans les gorges du Dadès, mais dans la zone montagneuse au nord-ouest, entre Haut Atlas et Dadès, là où la vallée s’ouvre sur des plateaux sculptés. C’était sublime.

 

Et puis, d’un coup, on s’est aperçus qu’on n’avait pas mis le GPS. Panique à bord. On a compris qu’on était partis du mauvais côté, alors qu’on avait déjà cinq heures de route prévues jusqu’à Merzouga. À ce moment-là, c’est la version Sébastien Loeb de Stéphane qui a pris le volant, et on a mis les gaz ! Pas question de rater notre arrivée pour l’expédition dans le désert à 16h.

 

On ne s’est même pas arrêtés pour manger. On a picoré des bananes, biscuits et petits trucs du sac, en regardant défiler les paysages. Malgré le stress, la route restait splendide : des villages paisibles, des ânes au bord de la route, des enfants poussant des brouettes, des femmes portant d’énormes charges dans le dos, et toujours cette lumière dorée du sud marocain.

 

En approchant, les montagnes ont laissé place aux plaines, puis au sable. Et soudain, Merzouga. Ce dernier village au bord du désert, un peu comme un Far West saharien. C’est là que le désert commençait vraiment, au pied des dunes de l’erg Chebbi. On voyait déjà au loin ces montagnes de sable rosé, immenses, qui se découpaient sur le ciel.

 

On a trouvé la Camel’s House, où on a laissé nos affaires. Puis on est partis à pied jusqu’à nos dromadaires, déjà prêts pour la caravane. L’excitation était totale : pour moi, c’était un rêve depuis longtemps. On a grimpé dessus (non sans quelques rires et grimaces, parce que oui, ça casse les fesses).

 

Et puis, on s’est enfoncés dans le désert pendant plus d’une heure. Le sable changeait de couleur au fil des minutes : jaune clair, doré, puis orangé profond. À 360 degrés, plus rien d’autre que des dunes à perte de vue. C’était magique, irréel, hypnotique.

 

À notre arrivée au camp, on a posé les sacs dans la tente, et les enfants ont découvert un surf de sable. Ils ont passé un moment à glisser sur les pentes. On a marché sur les crêtes, les pieds nus dans le sable tiède, le vent doux sur le visage. Ce moment restera gravé : le silence, la lumière, la beauté absolue.

 

Le soir, on a dégusté une tagine délicieuse, suivie de fruits frais. Puis les guides ont allumé un feu, sorti les percussions, sous un ciel étoilé extraordinaire :  Une soirée hors du temps.

 

Les enfants, encore pleins d’énergie, ont voulu retourner se promener dans les dunes de nuit. Ils nous ont parlé de serpents et de scorpions, ce qui m’a un peu refroidie… après une courte ballade,  j’ai décrété que c’était l’heure du coucher !

 

La nuit dans la tente a été… mouvementée : la température a chuté peu à peu, il y avait des petites souris qui grignotaient les gâteaux à côté de nous, la choune ronflait et Paul qui gigotait. Pas la nuit la plus reposante, mais assurément l’une des plus inoubliables de ma vie. La nuit n’a cessée de se rafraichir et le pipi collectif de 3h24 était vivifiant !

 

C’était une expérience incroyable, à la hauteur du rêve que j’avais depuis des années : dormir dans le désert, sous les étoiles, au milieu des dunes du Sahara.

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Jour 4 – Dimanche 26 octobre — Des dunes dorées de Merzouga à la palmeraie d’Enkob

 

Le réveil a été brutal : à 7h15, on tambourine à la tente. J’ai d’abord râlé intérieurement, persuadée qu’on allait devoir se lever bien trop tôt. Mais en sortant, j’ai compris pourquoi : le soleil était sur le point de se lever. Il faisait froid, presque glacial — le sable était gelé, un contraste saisissant avec la chaleur de la veille. Autour de la tente, nos petits gâteaux avaient effectivement été grignotés par les souris, preuve que la nuit avait été animée.

 

On a grimpé en haut d’une dune pour assister au lever du soleil sur le désert. C’était un moment suspendu. Devant nous, les dunes ocre s’embrasaient lentement, passant du doré au rose, tandis que notre chamelier ramenait les dromadaires depuis l’horizon. On a pris le temps de savourer, de faire quelques photos, et surtout de réaliser la chance qu’on avait d’être là.

 

Puis il a fallu repartir. On a repris place sur les chameaux — le mal de fesses de la veille ne s’était pas envolé ! Cette fois, Méline est montée avec Stéphane, et le trajet du retour nous a semblé passer encore plus vite que l’aller. On a quitté les dunes avec une nostalgie immédiate, les enfants auraient voulu rester une journée de plus.

 

De retour à la Camel’s House, on a profité d’une douche bien méritée et même d’un petit plongeon dans la piscine avant un petit-déjeuner marocain copieux : pain chaud, confitures, et surtout une omelette aux légumes servie dans un plat à tajine, un vrai délice.

 

La route entre Merzouga et N’Kob traverse une grande variété de paysages désertiques. Une route unique, sans croisement, qui file droit à travers le néant : tantôt des étendues rocailleuses, tantôt des zones plus sablonneuses ou bordées de palmiers. Nous avons fait halte dans un petit village aux tissus colorés, où chacun a craqué pour un souvenir : Paul a acheté son premier magnet. En poursuivant vers Alnif, puis Tazarine, le décor a changé : de grandes plaines parsemées d’arbres aux silhouettes larges et parasolées, presque africaines, s’étendaient à perte de vue. Le trajet a été long, hypnotique, mais superbe.

 

Avant d’aller à l’hôtel, on s’est arrêtés dans la rue principale de N’Kob pour déjeuner : brochettes de poulet mariné, salade marocaine, et pour Paul, un tacos bien mérité. Le repas s’est terminé par un superbe plateau de fruits — grenade, orange à la cannelle — offert par le restaurateur, plein d’attention.

 

Notre hôtel était une kasbah traditionnelle, perchée au-dessus de la palmeraie, avec une piscine et une vue imprenable sur les 45 kasbahs qui composent le vieux N’Kob. (N’Kob est d’ailleurs connu pour cela : une cité d’oasis entourée de dizaines de kasbahs en pisé, témoins d’un riche passé caravanier entre le Sahara et le Haut Atlas.)

 

Après s’être installés, on est partis explorer le vieux N’Kob. On a descendu les ruelles de pisé jusqu’à la palmeraie, bien plus haute et dense que celle de la veille, parcourue de canaux d’irrigation traditionnels. Les enfants y ont joué longuement à lancer des cailloux dans l’eau, pendant qu’on profitait du calme.

 

En remontant, on s’est arrêtés à la kasbah Bahabaha, transformée en hôtel avec une petite piscine. Méline s’y est baignée, pendant que deux Marocains suivaient la fin du match Real Madrid – Barcelone. Ils nous ont gentiment invités dans leur salon décoré de tapis pour regarder les dernières minutes du match — un moment improbable mais chaleureux.

 

En fin de journée, on a flâné dans la rue principale, juste au moment du coucher de soleil. Le ciel flamboyait, rose et orange, pendant que le muezzin appelait à la prière depuis le minaret. On a acheté nos pains marocains et de la Vache qui rit dans une petite échoppe, avant de rentrer dîner simplement sur la terrasse de l’hôtel, en jouant aux 7 familles.

 

La fatigue du désert et la nuit courte ont eu raison de nous : on s’est couchés tôt, heureux et apaisés après une journée magique, pleine de contrastes, de rires et de moments suspendus.

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Jour 5 – Lundi 27 octobre – De N’Kob à Ouarzazate

 

Réveil à l’hôtel de N’Kob, encore en bordure du désert, avec la palmeraie juste en face. Le petit-déjeuner devant ce décor entre sable et verdure était superbe, encore une fois grandiose et paisible à la fois.

 

On a pris la route assez rapidement, direction Ouarzazate. La route était encore magnifique : on commence presque à s’habituer à la beauté des paysages, mais ça reste bluffant. Les formes du désert changent sans arrêt, les montagnes aussi, les couleurs passent du rouge profond à l’ocre clair, avec parfois des reliefs noirs ou verts.

 

On a fait une pause très sympa à Agdz. Il y avait un petit marché, presque un mini-souk, où Paul s’est acheté un tee-shirt de foot. On a aussi trouvé des dattes délicieuses. On s’est arrêté dans un petit boui-boui où le propriétaire nous a expliqué le symbole berbère avec les trois religions. Juste à côté, il y avait une petite colline : on est montés jusqu’en haut pour avoir une vue sur la ville, c’était simple mais très chouette.

 

Ensuite, on a repris la route a travers des paysages encore une fois splendides, avec cette impression d’immensité et de silence. On est arrivés à Ouarzazate assez tôt dans l’après-midi. Notre Airbnb était une très bonne surprise : un petit appart bien placé, hyper bien équipé.

 

Après une pause, on est partis visiter Ouarzazate. D’abord le vieux quartier autour de la Kasbah Taourirt, superbe et pleine de charme. On a déambulé dans les ruelles anciennes, avec les murs ocres qui prennent des reflets incroyables sous le soleil. Puis on a repris la voiture pour aller dans la partie plus récente de la ville, du côté de l’avenue Mohamed V et de la place Al-Mouahidine, un peu dans l’esprit de Marrakech, avec de l’animation, des dresseurs de serpents, des cafés, des magasins. On a flâné sans vraiment regarder l’heure, à la recherche de chaussures et de petits souvenirs, juste en profitant du moment.

 

En fin de journée, on a fait quelques courses au Carrefour pour manger tranquillement à l’appartement. Une soirée toute simple et une bonne nuit après cette belle journée de route et de découvertes.

 

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Jour 6 – Mardi 28 octobre – De Ouarzazate à Marrakech

 

Réveil tranquille dans notre petit Airbnb à Ouarzazate. Petit-déj à la maison, en mode détente, avant de reprendre la route pour Marrakech. C’était un peu particulier, parce que c’était le seul tronçon qu’on refaisait à l’envers — le dernier jour de la boucle rejoignant le premier. Du coup, on a retrouvé des paysages qu’on avait déjà vus à l’aller, mais qui semblaient encore plus beaux sous une autre lumière.

 

On s’est arrêtés de nouveau au col du Tizi n’Tichka, avec un petit espoir d’y revoir le papy vendeur de pierres qui nous avait demandé de repasser lui apporter du Doliprane. Malheureusement, il était malade et n’était pas là. C’était son fils ou son neveu — on n’a jamais trop su — qui tenait la boutique à sa place. On lui a quand même laissé les comprimés. Il a voulu faire un cadeau aux enfants et leur a offert une belle pierre rose. Et, évidemment, on a encore racheté quelques “babioles” dont on n’avait absolument pas besoin… mais qu’on a quand même prises.

 

La route était superbe, comme toujours. On a essayé de filer directement jusqu’à Marrakech pour déjeuner là-bas. Mais à l’arrivée, c’est là que les choses se sont compliquées : l’adresse du Airbnb n’était pas la bonne. La propriétaire nous a renvoyé un autre point GPS, un peu plus loin… et on s’est rendu compte que l’appartement n’était pas du tout dans Marrakech, contrairement à ce qu’indiquait l’annonce. Après deux bonnes heures de galère, entre appels, discussions et tentative de remboursement, on a décidé de lâcher prise. L’appart en lui-même était très bien — spacieux, propre, avec un grand extérieur et même une piscine — mais clairement excentré. Une fois la déception passée, on s’est baignés, histoire de se détendre un peu.

 

En fin d’après-midi, on a repris la voiture. Doudou a trouvé un petit parking bien placé, du côté du parking Koutoubia, à dix minutes à pied de la célèbre place Jemaa el-Fna. On a commencé notre balade autour de la mosquée Koutoubia, avec ses jardins, ses fontaines et sa belle végétation. Puis on a continué à pied vers la place Jemaa el-Fna.

 

On l’a découverte d’abord en plein jour : tous les stands de souvenirs, les boui-bouis, les odeurs d’épices, les tissus colorés… Ma Choune voulait tout acheter. On s’est ensuite enfoncés dans les souks, sans vraiment plan, juste pour le plaisir de se perdre. Et là, sans s’en rendre compte, la nuit est tombée pendant qu’on était dedans. On est entrés de jour, on est sortis de nuit. Les ruelles pleines de cuirs, de babouches, de t-shirts, d’épices et de lanternes étaient incroyables.

 

Quand on est ressortis, la place Jemaa el-Fna avait complètement changé d’ambiance : toutes les lumières allumées, les vendeurs de jus alignés comme dans une fête foraine, les charmeurs de serpents, les musiciens, les petits jeux de rue… Une vraie atmosphère de vogue orientale, vivante et bruyante, mais fascinante.

 

Il était déjà plus de 20 h quand on a réalisé qu’on n’avait toujours pas déjeuné. On a trouvé un petit resto dans une rue calme à l’écart de la place. Stéphane s’est fait un bon couscous, moi une soupe, les enfants des grillades. C’était simple et parfait pour finir la journée.

 

On est rentrés tard, bien fatigués mais contents, et on a passé une super nuit dans notre (faux) Airbnb de Marrakech.

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Jour 7 – Mercredi 29 octobre – Marrakech, entre modernité et traditions

 

On s’est réveillés doucement dans notre grand appartement des Jardins de la Palmeraie. C’est un drôle d’endroit : un ancien complexe touristique un peu abandonné, avec des allées immenses et silencieuses, presque vides. Mais du coup, quel calme ! Après la route et les journées pleines, ça faisait un bien fou de se réveiller sans bruit.

 

Vers la fin de la matinée, on a pris la voiture direction Marrakech-centre, et plus précisément le quartier de Guéliz – le “nouveau Marrakech”, moderne et un peu européen. C’est assez surprenant : on passe des palmiers poussiéreux à un quartier où il y a des McDo, des cafés branchés, des enseignes occidentales, mais aussi des marques marocaines et des façades ocre qui rappellent la ville ancienne. C’est un mélange curieux mais sympa, où on sent que Marrakech vit entre deux mondes.

 

On s’est baladés à pied jusqu’au Cyber Parc Arsat Moulay Abdessalam, un grand jardin hyper propre, bien entretenu, presque un havre de fraîcheur. Il y a plein de coins d’ombre, des orangers, et surtout des petites explications sur les khettaras, ces anciens systèmes d’irrigation souterrains qui amenaient l’eau depuis les montagnes. Les enfants ont bien aimé comprendre comment “l’eau voyageait sous la terre”.

 

Ensuite, on a continué notre marche vers la vieille ville. L’idée, c’était de retrouver la place Jemaa el-Fna parce que les enfants voulaient absolument “refaire un petit tour dans le souk”. On a flâné dans les rues parallèles, entre les échoppes de souvenirs, de baskets et de vêtements. Marrakech a ce truc fascinant : on a beau y revenir, on a toujours l’impression de redécouvrir un nouveau coin, une nouvelle couleur.

 

À midi, on s’estde nouveau arrêtés Chez Oscal Progres , un petit resto pas loin de la place. Moi, j’ai pris un couscous à l’agneau délicieux, Stéphane aussi, et les enfants des brochettes grillées. Tout était parfait… jusqu’à ce qu’on décide de commander, juste après, quatre grands jus de fruits frais sur la place : grenade, kaki, ananas, banane, pêche, orange… un vrai cocktail vitaminé ! Sauf qu’après le couscous, on a eu un peu de mal à tout finir 😅

 

Pour digérer, on est repartis marcher dans le souk.  Oui, les vendeurs t’interpellent, mais c’est souvent avec de l’humour et un vrai sens du contact, pas d’agressivité. On a encore pris plein les yeux : les couleurs, les senteurs, les tissus, les lanternes, les tapis… c’est un vrai spectacle.

 

En fin d’après-midi, on a tenté de motiver les enfants pour visiter le Palais Bahia . C’est un ancien palais du XIXᵉ siècle, construit pour un vizir du sultan. Même si une bonne partie est en rénovation, ce qu’on a vu était superbe : plafonds peints, mosaïques fines, vitraux colorés, boiseries en cèdre. Les enfants en avaient un peu marre, mais nous, on a trouvé le lieu très apaisant.

 

Et comme promis, on a terminé la journée par une balade en calèche ! Le cocher, très malin, nous a embarqués pour un petit tour de ville : palais, casino, boulevards fleuris… Et surtout, moment magique : Méline est montée devant pour conduire la calèche 🐴💫 Elle rayonnait !

 

Le soleil se couchait quand on est arrivés à la Palmeraie. Les enfants ont filé à la piscine pour une dernière baignade, pendant qu’on préparait le dîner. On a mangé dehors, sur la terrasse, entourés de notre petite troupe de chats – la maman, les chatons – avant d’aller se coucher, la tête encore pleine d’images et de rires.

MAROC 2025
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Jour 8 – Jeudi 30 octobre : le dernier jour sous le soleil de Marrakech 🌴☀

Ce matin-là, on se réveille sans réveil, dans notre petit Airbnb de la Palmeraie 2, au nord de Marrakech. Pas de stress, pas d’horaires : le propriétaire nous a gentiment proposé de rester jusqu’à 17h, pour compenser les petits ratés de notre arrivée. Une aubaine. Les chats sont déjà là, postés un peu partout sur la terrasse. Méline et Paul se transforment une dernière fois en petits soigneurs, alignant des bols de lait dans le jardin comme s’ils nourrissaient une colonie entière. 🐱🐱🐱

 

On profite de la matinée sans se presser. Un peu de rangement, puis direction une autre piscine du domaine — parce qu’à la Palmeraie, il y en a plusieurs, toutes plus belles les unes que les autres. Le soleil tape juste ce qu’il faut, les enfants jouent à la balle, éclaboussent, rient aux éclats. On se dit qu’on a de la chance. Ce moment suspendu, entre deux mondes : plus tout à fait en voyage, pas encore sur le retour.

 

Vers midi, on rentre se changer et on hésite… profiter encore un peu de la piscine ou retourner en ville ? Mais impossible de résister à l’appel d’un dernier couscous chez Oscal Progrès. Alors on replie les serviettes, on reprend la voiture et on retourne se garer sur notre fameux parking de Marrakech, celui qu’on commence à bien connaître. On flâne, on essaie encore quelques paires de chaussures, des tee shirts … Et puis vient le déjeuner chez Oscar Progrès, notre QG culinaire de la ville. Un dernier couscous moelleux, des légumes fondants, ce goût de Maroc qu’on voudrait garder en bouche encore un peu. On rit, on se raconte nos moments préférés du voyage. C’est joyeux, c’est doux, c’est la fin qu’on espérait.

 

De retour à l’appartement, on s’offre une dernière baignade dans notre piscine, celle du début de la semaine. L’eau, le soleil, les rires, les chats — tout semble familier désormais. On savoure l’instant, en silence, chacun un peu rêveur. Puis vient le moment de fermer les valises, de charger la voiture et de dire au revoir à notre cocon marocain.

 

Direction l’aéroport, en passant rendre la voiture chez Sixt — la fameuse Kia Sportage cabossée qui aura vaillamment parcouru montagnes, déserts et palmeraies. Le vol retour se déroule sans encombre, même si pour moi, ce n’est jamais un moment de grand plaisir… (Il va falloir envisager sérieusement un stage “désensibilisation avion”, un jour ️). L’atterrissage à 23h25 en France marque la fin officielle du voyage. Mais il nous reste encore un défi : attraper la navette de 23h45. On court, valises au bout des bras, Paul et Méline comme des fusées dans les couloirs. On arrive à 23h43 — juste à temps ! Rires, souffle court, mais mission accomplie : la navette part deux minutes plus tard. À 1h du matin, on est enfin à la maison. Épuisés, bronzés, heureux.

 

Épilogue

 

On s’endort en pensant à tout ce qu’on a vu, à ces paysages, ces routes, ces rencontres, ces odeurs d’épices et de menthe, ces chats, ces tagines, ces moments de famille hors du temps. Le Maroc nous a offert bien plus qu’un voyage : une parenthèse pleine de chaleur, de couleurs et d’émotions. 

MAROC 2025
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F
Bravo Bravo<br /> Ce carnet de voyage est un régal de lumières, de couleurs et de saveurs<br /> Grand merci pour ce partage émouvant<br /> 1000 bizous
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